Arabico, l’histoire en trois tomes d'un gamin de cité qui grandit au rythme de la devise française : liberté, égalité, fraternité.
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Ce lexique est tout sauf banal, il s’ouvre sur un entretien entre le linguiste Alain Rey et le jeune rappeur Disiz la peste. Composé de 241 mots, illustrés par des images, graphismes, tags et bandes dessinées, il est né de l'imagination de jeunes gens originaires d’Evry et soutenus par l’association Permis de Vivre la Ville. Ce travail de groupe a remporté le prix 2004 du festival Place Publique junior d’Aix en Provence.
En ces temps de crise où l’on parle des échecs des politiques agricoles et monétaires européennes, qu’en est-il du côté du hip hop, mouvement fédérateur pour des millions de jeunes européens ? Le Laboratoire européen de danse Hip Hop a été créé en 2010 pour favoriser une coopération européenne sur la chorégraphie en danse hip hop.
« Le Labo a été créé en 2010, mais c’est une longue histoire, explique Sophie Brunet, coordinatrice du laboratoire au sein de l’association banlieues d’Europe. L’idée est née au cours du séminaire européen « Danse Hip Hop : histoire[s] et perspectives » organisé en 2008 en partenariat avec la compagnie Käfig (CCN Créteil) dans le cadre du projet européen Diversidad. Il y a eu plusieurs constats comme le manque de connexions entre les artistes de différents pays européen, le manque de circulation des œuvres mais aussi les grandes disparités qui existent entre pays. »
Associée à quatre structures européennes de danse Hip hop (Independance Uk (Angleterre), Lezarts Urbains (Bruxelles), Six Step (Allemagne), Spin Off (Pays-Bas)), l’association Banlieues d’Europe va mettre au service de « la cause » sa connaissance des rouages complexes des projets européens mais aussi la reconnaissance institutionnelle dont bénéficie la discipline en France. « Il y a une exemplarité de la France dans le domaine, notamment grâce à un contexte politique favorable à partir de la fin des années 80 avec la naissance de la politique de la ville. Le dossier a été déposé en 2009. C’est le premier financement européen d’un projet hip-hop dans le cadre du programme culture et non pas d’un programme lié à la citoyenneté. C’est une forme de reconnaissance. »
La France est-elle en avance en matière de danse hip-hop par rapport à ses partenaires européens ? La réalité est plus subtile : « En France il y a eu un développement important axé sur l’écriture chorégraphique et un mélange avec la danse contemporaine. Dans les autre pays ils sont plus dans une logique de « show » même s’il y a quand même une écriture. Dans les compagnies française il y a souvent une sorte d’ethnocentrisme qui peut faire oublier le côté « show », qui fait partie de la culture et de la « couleur » hip hop. Il y a donc un échange où chacun va apporter un aspect. »
A l’occasion des événements hip-hop des partenaires européens du projet, des masterclasses, résidences, des ateliers « Works in progress » (création nomade) ont été réalisés entre artistes originaires de différents pays européens ayant des esthétiques différentes (Hype, House, Break dance…) afin d’enrichir leur travail de création et de favoriser la mobilité des artistes.
Au niveau régional, le laboratoire s’est associé à différentes initiatives locales en participant à des événements où sont présentes les autres disciplines du hip hop (rap, DJing, graffiti) à l’instar du festival Let’s Jam dont la dernière étape est organisée par Banlieues d’Europe à Lyon le 10 juillet.
Le projet ne compte pas en rester là : un élargissement à des partenaires en Suède, à Barcelone et en Autriche est prévu. Un dossier sera redéposé à cet effet en septembre 2011.
La structure travaille en France avec des compagnies et des chorégraphes de référence. Est-elle pour autant fermée aux compagnies en cours de consécration ? «Beaucoup de structures nous contactent pour de l'accompagnement, de la recherche de moyens financiers et de partenaires européens. Le fait d'être coordinateur permet à nos structures partenaires d'être dégagés de toute gestion administrative et d'un coup financier dû à la charge de travail en terme de salaires. Nous avons mis en place une base de donnée européenne sur la danse Hip Hop qui permet d'aider de manière indirecte les acteurs dans leur travail. Aussi, de manière concrète, nous mettons des personnes en lien. Beaucoup de porteurs de projets sont en demande de ce côté. Et nous aidons les structures à trouver des moyens financiers adaptés à leurs projets... Ce travail se fait à travers les différentes sollicitations des acteurs. » Avis aux amateurs !
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